Thieri FOULC

254. Décor antipersonnage (3)


Un intérieur. Un mur frontal. À droite une échappée très fuyante. On voit un peu le sol. Je marque la plinthe, pour donner corps à tout cela. Tout personnage passant par là serait coupé de manière si désagréable que pas un peintre ne s’y risquerait. Seule solution éventuelle : un homme légèrement voûté se dirigeant vers la gauche, pieds coupés en bas par le cadre, visage et partie antérieure du corps coupé à gauche. J’interdis cette possibilité en plaçant un tuyau qui monte verticalement le long du mur à gauche ; ou deux ou trois cadres en haut sur le mur, contenant des tableaux, voire des photographies avec illusions de personnages ; ou une ombre d’ambiance (l’ombre propre du mur, qui serait éclairé depuis la droite) juste assez subtile vers le bas pour être comme une brume ayant corps devant la plinthe et le plancher, une ombre occupant le volume en avant du mur et prenant toute la place.

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