535. Lit

Thieri FOULC

535. Lit,

Lit. La peinture de lits ressemble à celle de tables, au moins pour la composition. Le premier que je propose ici s’inscrit dans un tableau en hauteur. Il occupe presque toute la surface, sauf une étroite bande d’arrière-plan en haut et sur le côté droit. Mais le lit diffère de la table par le moelleux de sa matière, correspondant au désir de mollesse qu’il est chargé de manifester. Ce vaste rectangle est clair, non blanc, mais fait de blanc que modulent un peu de rose et de terre de Sienne (mettre aussi de la terre d’Ombre dans les plis de blanc, avec le rose). Ne rien dessiner sur le lit. Qu’il soit seul avec ses nuances, dans la lumière que les terres ne sauraient éteindre, offert comme un écran à vos imaginations les plus archaïques, à vos mouvements les plus anténataux. Il importe qu’il montre une grande souplesse d’exécution, et en même temps une compacité suffisante pour qu’on ait envie de se jeter dessus. Les bords devraient être travaillés de façon à suggérer le décrochement des niveaux et l’arrière-plan – le sol – serait traité de façon moins dense, dans une teinte froide. Pour cette fois, je ne figurerai même pas les rainures du plancher.