Thieri FOULC

Cassification, 1984, 1999

De gauche à droite

Image 1. Casse parisienne
Image 2. "Petits carretons d'Aa wallon". 1984
Image 3. "A André de la Blave géographagniste", 1984
Image 4. "Le jour des chefs-d'oeuvre interdits, 1984
Image 5. "La Bibliothèque publique d'informations en état futur d'achèvement", 1999

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Cassification

Soit une casse typographique. De chacun des compartiments ou cassetins l’ouvrier typographe tire les caractères, signes de ponctuation, espaces, etc. nécessaires à composer le texte. La taille (la contenance) et la disposition des cassetins sont traditionnelles, répondant à des préoccupations ergonomiques. On a figuré ici la casse dite « parisienne ». Une casse contient une « sorte », c’est-à-dire le romain ou l’italique, maigre ou gras, d’un « style » donné dans un « corps » donné. Un « corps », c’est-à-dire la grosseur. Un « style », c’est-à-dire le dessin particulier de tel alphabet.

ill. Casse parisienne.

On considère le schéma d’une casse typographique comme une matrice capable de transposer rigoureusement, mais à plat, dans les deux dimensions propres au dessin, ce que le texte composé dévide en ordre linéaire : à chaque signe du texte correspond un emplacement sur le schéma de la casse. Un texte donné va donc fournir un ensemble de repères. Celui-ci constitue une structure oupeinpienne.
Les exemples qui suivent utilisent quatre rubriques de la Bibliographie d’André Blavier telle que publiée dans le n° 22-23 de la revue Plein Chant. Selon les caractères employés, deux ou trois casses peuvent être nécessaires pour chaque transposition. Ces exemples proposent, à chaque fois, une exploitation différente de la structure. Il est clair qu’une même structure peut servir de base aux œuvres les plus diverses – de même que la structure littéraire « sonnet » a donné forme à ceux de Michel-Ange ou de Jacques Bens.

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