Thieri FOULC

253. Décor antipersonnage (2)


Pour repousser le personnage, une bonne méthode est de le sous-entendre vigoureusement. Ainsi il ne saurait apparaître sans ridicule, sans détruire le tableau. Soit l’entrée d’un appartement, un couloir reconnaissable à ce qu’il n’y a pas de recul, et à la porte d’entrée — ici porte de sortie — sur la gauche. Le mur fait face très près. Personnellement, j’aurais plaisir à peindre ce mur uni, puissant, verdâtre. Mais si d’autres veulent faire là un papier peint à motif récurrent ce peut être bien aussi. Devant le mur, par terre, occupant tout le passage (tout ce qu’on en voit), deux valises de style différent, une molle et une dure, non moins verdâtre. À droite, antisymétrique par rapport à la porte, une échappée. Forcément plus éclairée que la petite entrée. C’est par là que quelqu’un va venir pour sortir. Mais ni l’espace ni le cadrage ni surtout le sens du stupide ne me permettent de le figurer.

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