Thieri FOULC

264. Décor antipersonnage (6)


Au premier plan : de l’eau, fleuve ou lac. Au loin, horizontale à travers le tableau : l’autre rive. Le tableau est de petit format, une esquisse peinte. La rive là-bas est faite de deux coups de brosse allongés, plus quelques taches bouquets d’arbres. Elle est verte et rose. En haut, ciel gris avec poilures sombres et poilures claires. En bas, l’eau grise avec ondes violettes empâtées.
Ces ondes empêtrées sont trop fortes pour qu’on y plante un baigneur, un bateau ou un noyé. C’est la peinture elle-même qui refuse les personnages. La rive est trop loin et de facture trop sommaire. De même le ciel : toute silhouette qu’on voudrait y faire apparaître semblerait trop fine, trop précise par rapport aux larges traces de poils de brosse qui constituent l’idée de nuages.

chargement...