Thieri FOULC

443. Labyrinthe antipersonnage


Labyrinthe antipersonnage. Les lignes sont obliques par rapport au cadre et elles sont toutes doublées par une parallèle. Elles forment ainsi un réseau que l’on va déchiffrer, si j’ajoute des verticales là où il faut, comme la partie haute de murs, qui forment un labyrinthe modèle conventionnel, construit. Prendre soin que l’épaisseur de ces prétendus murs soit faible, irréalistement faible, et que la distance entre eux soit faible également. Personne ainsi ne pourra marcher sur ces murs, et personne ne pourra se faufiler entre eux. L’obliquité est là pour donner un sentiment de perspective, c’est-à-dire d’extension du réseau loin hors du cadre, sinon à l’infini. N’importe qui ajouterait que, pour rendre palpable l’étroitesse des murs et de leur intervalle, il faut placer dans le tableau un repère de grandeur, un objet familier destiné à donner l’échelle. Mais je ne veux pas de ça. Ce décor antipersonnage est à plus forte raison anti-accessoire. Il suffira de la peinture et de son grain.

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