Thieri FOULC

457. Antidérangement


Antidérangement. Un angle de murs, une table. Murs sans ornements, moulures ni tuyaux, jaune verdâtre avec léger dégradé et moirures de lumière (faible lumière). Ombre dans l’angle. Cette ombre a une finalité : elle doit faire voir que la table ne touche pas les murs (le dessin aussi le montre). Le pan de mur à droite plus sombre que l’autre, sous-couche rouge violette sous le verdâtre. La table dans les mêmes couleurs, mais sans moirures – plutôt des veines allongées (veines de brosse, non singerie du bois). Qu’on le veuille ou non, ces matières créent l’échelle et, entre ces plans où la lumière est celle qu’apporte le peintre, l’ombre occupe des espaces resserrés, confinés, brossés et vivant d’une vie autonome, des espaces trop étroits pour être jamais dérangés par aucun personnage.

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