Thieri FOULC

567. Au bout du lit


Au bout du lit. Le lit forme un rectangle en bas à droite, un rectangle qui occupe les deux tiers de la hauteur du tableau. En largeur, il occupe également plus de la moitié du tableau, laissant voir à gauche un sol poussiéreux (peindre la poussière). Au bout du sol, presque à hauteur du bout du lit, commence le mur du fond, aussi poussiéreux que le sol (peindre de la poussière passant de l’un à l’autre). Il y aura probablement quelque chose dans ce mur, ou sur ce mur, mais je ne sais pas encore quoi. L’objet du tableau est de placer quelque chose au bout du lit, au-delà de lui, et ça, je sais que c’est un homme de dos. Faire juste les épaules qui dépassent derrière le lit, arrondies et dynamiques. Le personnage est assis par terre, penché en avant et tendu vers la droite, vers le bord du tableau. Mais sa tête, elle, dont se manifeste surtout la nuque, est tournée vers la gauche et la bouche ouverte (qu’on voit ou ne voit pas) interpelle quelque chose – ce que peut-être j’aurai mis dans le mur, une fenêtre, une porte ouverte. J’aime qu’au bout du lit il y ait ainsi une forme qui désigne le bout de la pièce et l’au-delà du tableau.

Reproduit dans tAlus n°1

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